Média éditorial · Spiritualité islamique · Lyon

Les origines du soufisme : des premiers ascètes aux grandes confréries

Le soufisme n'a pas de fondateur unique : il naît avec l'islam et se déploie au fil des siècles en une tradition d'écoles, de maîtres et de confréries.

Les origines du soufisme : des premiers ascètes aux grandes confréries

Le soufisme n’a pas de fondateur unique : il naît avec l’islam, dans le sillage des compagnons les plus ascètes, puis se déploie au fil des siècles en une tradition riche d’écoles, de maîtres et de confréries.

Les premiers siècles : l’ascèse

Aux VIIe et VIIIe siècles, des figures comme Hasan al-Basrî ou Rabia al-Adawiyya incarnent une piété intense faite de veilles, de larmes et de renoncement. On ne parle pas encore de « soufisme », mais de zuhhâd — les ascètes.

L’âge classique : la science des états

Aux IXe et Xe siècles, Bagdad devient le cœur d’une élaboration savante : Junayd, al-Hallâj, al-Kharrâz décrivent les stations (maqâmât) et les états (ahwâl) du cheminement. Des manuels comme l’Épître d’al-Qushayrî fixent le vocabulaire de la voie.

Les confréries : la voie devient universelle

À partir du XIIe siècle, les turuq (confréries) — qâdiriyya, shâdhiliyya, mawlawiyya, naqshbandiyya — structurent la transmission. Elles porteront le soufisme de l’Andalousie à l’Indonésie, du Maghreb à l’Afrique subsaharienne, jusqu’aux mosquées de Lyon aujourd’hui.

« La voie est un voyage du créé vers le Créateur, puis du Créateur vers la création. » — d’après Ibn Arabi