Média éditorial · Spiritualité islamique · Lyon

Ibn Arabi, le plus grand des maîtres

Né à Murcie en 1165, mort à Damas en 1240, Ibn Arabi a irrigué sept siècles de pensée spirituelle. Itinéraire et enseignement d'al-Shaykh al-Akbar.

Ibn Arabi, le plus grand des maîtres

Muhyî al-Dîn Ibn Arabi (1165-1240), né à Murcie en Andalousie et mort à Damas, est surnommé al-Shaykh al-Akbar — « le plus grand des maîtres ». Son œuvre immense, dont les Futûhât al-Makkiyya et les Fusûs al-Hikam, a irrigué sept siècles de pensée spirituelle.

Un voyageur entre deux rives

D’Andalousie au Maghreb, de La Mecque à l’Anatolie puis à Damas, sa vie est un long voyage initiatique. Il rencontre les grands maîtres de son temps — et, encore adolescent, le philosophe Ibn Rushd (Averroès).

Une métaphysique de l’amour

Au cœur de son enseignement : le monde n’existe que comme miroir des noms divins, et l’amour est la substance même de l’existence. Ses poèmes du Tarjumân al-Ashwâq chantent cette présence divine en toute beauté.

« Mon cœur est devenu capable d’accueillir toutes les formes : pâturage pour les gazelles, couvent pour les moines, temple pour les idoles, Kaaba du pèlerin. » — Ibn Arabi